ENVIE D’ARRÊTER DE PENSER ?

de | 25/05/2016

Et si plutôt que d’essayer d’arrêter de penser on essayait de juste constater que l’on pense ? Que se passerait-il si on arrêtait de croire que l’on devrait arrêter de penser ? À l’inverse : et si on se forçait à penser ? Que se passerait-il si plutôt que de s’empêcher de penser on s’obligeait à le faire ? Je vous propose d’explorer cela ensemble à l’aide de deux petits exercices.

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Exercice 1 : Se laisser penser

Fermez les yeux et pensez à une fleur. Prenez votre temps.

C’est fait ?

Maintenant fermez les yeux et pensez à un bateau sur la mer.

C’est fait ?

Maintenant fermez les yeux à nouveau et pensez à un chat.

C’est fait ?

Bon. Maintenant, répondez à cette question : où est passé la fleur ? Avez-vous fait quelque chose pour qu’elle parte ? Non ! Quel effort avez-vous fait pour qu’elle disparaisse ? Aucun… Et si en arrêtant de penser que l’on doit arrêter de penser, les pensées pouvaient enfin faire ce que finit par faire toute pensée, naturellement ? Et si le problème n’était pas de penser, mais de croire que l’on doit faire quelque chose avec nos pensées ?

Comme le dit si bien Eckhart Tolle, plus de 9 pensées sur 10 sont inutiles et répétitives. Elles tournent en boucle, parfois toute une vie. Et même s’il est vrai que certaines servent à quelque chose, nous en avons plus de 60,000 par jour ! Il est donc important de faire un peu de tri. Ce n’est pas pour rien que toute pratique de méditation commence par calmer le mental.

Quand des pensées surgissent, plutôt que de lutter contre elles, contentez-vous donc de constater qu’elles sont présentes. Dites simplement : « Tiens, des pensées ! » S’il y en a beaucoup : « Tiens, beaucoup de pensées ! » Comme si vous étiez au bord d’une autoroute : « Tiens, des voitures ! » ou « Tiens, beaucoup de voitures ! »

Vous pouvez aussi faire comme si vous étiez arrivé sur Terre hier soir et que découvriez un tout nouveau truc : « Ça, ce sont des pensées ! » ou « Ça, ça s’appelle PENSER ». Le but est de passer du fait de penser au fait de constater que l’on pense. Parce qu’arrêter de penser demande beaucoup d’efforts, mais constater que l’on pense n’en demande aucun.

Exercice 2 : Se forcer à penser

Imaginez votre cerveau comme une machine à penser. Cette machine se trouve là-haut, dans votre tête. Alors levez les yeux vers elle, et dites-lui : « OK, vas-y, pense ! » Et observez ce qui se passe. Vous pourriez être surpris de constater que quand on s’oblige à penser, le système… s’arrête.

Parfois notre cerveau semble tourner à plein régime… sans raison. Cet exercice est particulièrement efficace dans ces moments pénibles où le système semble s’emballer et où l’on a l’impression de ne plus contrôler la machine.

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