CONSEILS POUR MÉDITER CHEZ SOI

de | 08/01/2017

Le point de départ, quand on se sent attiré par la méditation, est de savoir comment pratiquer. Car si les techniques disparaissent avec la pratique, on constate très vite que sans technique il est très difficile de s’asseoir en silence. Mais même avec une technique de base, il est essentiel de pouvoir pratiquer chez soi. Voici quelques conseils qui peuvent aider à passer plus facilement ce pas.

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Le lieu et le matériel

  • Choisissez un endroit calme pour vous asseoir, toujours le même, où vous ne serez pas dérangé. On peut méditer partout et tout le temps, mais on n’apprend pas à skier sur une piste noire.
  • Achetez un coussin de méditation classique, un coussin plus haut si vous êtes grand, ou un tabouret de méditation qui permettra à votre bassin d’avoir une inclinaison valable. Sans coussin votre colonne vertébrale ne sera pas droite.
  • Placez un objet fixe devant vous. Si c’est une bougie elle ne doit pas trop osciller. Cet objet est utile non seulement comme objet de méditation pour travailler la concentration, mais sert également d’ancrage (= vous associez inconsciemment cet objet au fait de méditer).
  • Au début méditez toujours sur votre coussin, même si vous méditez ailleurs.
  • S’il vous est impossible de vous asseoir sur un coussin ou un banc de méditation, restez sur une chaise mais en gardant le dos droit, sans toucher le dossier.

Le moment, la durée

  • Au début de votre pratique, si vous méditez sans fixer de temps vous allez vous arrêter dès que cela devient plus difficile. Alors que c’est justement à partir de ce moment que méditer prend tout son sens.
  • Ne gérez pas le temps vous-même. Utilisez un timer avec une sonnerie douce. (Par exemple Medigong sous Android, mais il y a une minuterie dans la plupart des téléphones). Si vous utilisez un téléphone, mettez-le en mode AVION pour ne pas être dérangé.
  • Il vaut mieux méditer plusieurs fois quelques minutes à 100% que 2 heures en s’endormant.
  • Fixez-vous une durée de 3 minutes (minimum), la priorité étant de vous asseoir, pas la durée. Au fur et à mesure, en fonction de vos disponibilités et de vos envies, augmentez la durée. Si vous n’avez pas le temps, faites une séance de 3 minutes.
  • Ne croyez pas que plus c’est court plus c’est facile. Il faut souvent plusieurs minutes pour s’installer dans sa méditation et pour que le mental commence à se calmer (s’il se calme, car ce n’est pas le but !) Si vous avez besoin de 10 minutes pour commencer à vous poser, et que vous méditez 5 minutes, vous ne vous poserez jamais.
  • Le matin est le moment idéal pour pratiquer mais faites-le quand c’est possible pour vous.

L’intention

  • Il existe plusieurs techniques de méditation, avec des objectifs directs différents. Même s’il est évident que tout être humain cherche à être heureux, pendant une pratique de méditation silencieuse on ne vise que 2 buts : développer sa capacité de concentration et sa capacité d’observation. C’est tout. Le problème lié au fait de méditer avec un but de bien-être (se sentir mieux, se calmer, s’éveiller ou autre) est qu’il suffit de méditer 2 ou 3 fois sans résultats pour arrêter de pratiquer.
  • La méditation silencieuse n’a pas pour but de changer les choses, elle a pour but d’observer les choses et de les laisser être ce qu’elles sont.

Les 5 empêchements

Les 5 empêchements sont, en quelque sorte, des protections du mental qui a pour fonction de protéger le système et donc de l’empêcher de changer. Ils peuvent soit vous bloquer dans votre intention de méditer, soit apparaître pendant la méditation elle-même. Qu’en fait-on ? On en prend conscience et on se rappelle que si nous avions un moyen de résoudre notre problème il serait déjà résolu et que c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous asseoir.

  1. Le plaisir : j’ai mieux à faire, je serais mieux ailleurs, j’ai plutôt envie de…
  2. Le rejet : c’est difficile, j’ai mal, ce n’est pas agréable…
  3. L’agitation : l’agitation mentale se manifeste par le fait que de plus en plus de pensées apparaissent. L’agitation physique se manifeste par une envie de bouger.
  4. La somnolence : quand on s’endort, ou que l’on pense que l’on s’endort.
  5. Le doute : on se demande à quoi cela sert de méditer, on pense que ce serait bien plus efficace de résoudre nos problèmes (alors que c’est ce que nous essayons de faire depuis parfois très longtemps, sans succès…)

Conseils généraux

  • Méditez toujours assis. Quand on médite couché on s’endort. Si vous méditez pour vous endormir c’est parfait. Si vous méditez pour méditer ce n’est pas approprié.
  • Si vous êtes plusieurs dans votre logement, prévenez les autres de ne pas vous déranger.
  • Respectez toujours le temps que vous avez choisi au départ. Si vous percevez l’envie de vous arrêter avant la fin, c’est aussi un objet de méditation. (Voir les 5 empêchements ci-dessus)
  • Si vous avez difficile, c’est parce que vous résistez à ce qui est. Si arrêter de penser demande beaucoup d’efforts, constater que l’on pense n’en demande aucun. (Voir l’exercice CONSTATER)
  • Les enseignements préconisent de d’abord développer sa concentration avant de passer à l’observation. Mais les enseignements sont faits pour être testés, pas pour être suivis aveuglément.
  • Plus on médite, moins on médite. Ce qui signifie que, avec le temps, toutes les techniques s’effacent et ne reste plus que le silence. Cela ne veut pas dire qu’il ne se passe plus rien, cela veut dire que ce qui se passe n’est plus un problème car cela ne vient plus perturber le silence. Comme les images sur un écran qui ne perturbent pas l’écran. Les images apparaissent sur l’écran, les phénomènes apparaissent dans le silence.

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