APPRENEZ À VOUS ASSEOIR

de | 08/11/2015

La vie est comme un train qui roule sur sa voie. Le paysage défile, parfois lentement quand le train est lent, parfois rapidement quand il accélère, parfois très vite quand c’est un TGV. Mais pourquoi certaines personnes semblent gérer plus facilement ce qui se passe que d’autres ? La raison est simple : il y a ceux qui sont assis dans le train et qui regardent le paysage défiler et ceux qui sont à côté du train, occupés à courir.

traintgvtrain

Pourquoi court-on à côté du train au lieu de profiter du paysage ? Probablement parce qu’ on nous a appris qu’il fallait faire un effort pour réussir, qu’il fallait se battre, et que plus c’était difficile plus on méritait notre salaire ou victoire. Si on vous dit que quelqu’un a gagné 10.000 euros en creusant des trous dans une mine 10 heures par jour, vous allez répondre qu’il a mérité son salaire. Mais si on vous dit que quelqu’un a gagné 10.000 euros en 20 secondes sans faire d’effort, vous allez probablement répondre soit qu’il a de la chance d’avoir gagné au jeu, soit que c’est un escroc. Et pourquoi ne serait-ce pas en travaillant ? Regardez la réaction des gens face aux salaires des sportifs ou des stars et vous verrez que gagner de l’argent facilement ou en s’amusant n’est pas toujours perçu de manière positive.

Faisons le lien avec notre vie : en 2015, savez-vous comment on fait pour parcourir 300 kilomètres à plus de 200 km/h de moyenne, en dépassant des milliers de voitures ? Rien ! On s’assied dans le TGV Bruxelles – Paris et on s’endort en écoutant de la musique… La Terre tourne. En habitant en Europe, vous vous déplacez en permanence à près de 1100 km/h et cela ne vous empêche pas de vous détendre dans un transat en appréciant un coucher de soleil.

Alors si on apprenait à laisser le monde courir, et à juste apprécier l’instant ? La méditation est un outil approprié pour faire ce genre de chose. Apprenons à s’asseoir dans le train. Parce que la vie est un mouvement perpétuel, et que le paysage qui défile ne s’arrêtera jamais. Mais rien ne nous oblige à courir de plus en plus vite pour suivre ce mouvement.

Un petit mot à propos du choix de courir ou non, enregistré lors d’une soirée de rencontre :